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                  LES   PONTS  
Projet scolaire de partenariat multilatéral 
   

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Sous le signe de la collaboration

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 Rencontre en Espagne

            

      

      

    A cette occasion, nos élèves ont présenté le spectacle " Ponts sans frontières".

       

                                                       Escolar - AltoAragóndos | 49, D.A.

                    
 

                                           

                                                                 Le spectacle espagnol

         

                                                             Le spectacle français

        

       

                                                                    Rencontre en France

        

        

       

         

     

     En  France, nous  avons  participé  à  des  classes  de  français,  géographie,  
    physique,  mathématiques,  ensuite   on  a  changé  des  informations  sur
    le système d'enseignement de chaque pays.
 

                                                             De mon coeur à ton coeur                                      

                                    

                                                         

                                       Sous le signe de la collaboration


Chers partenaires, les profs et les élèves de Roumanie, impliqués dans le projet Comenius Les Ponts, vous  proposent à aborder d’une manière interactive la thématique suivante avec le but d’entrer en résonance sur une longueur d’onde spécifique à l’esprit de l’Union Européenne. Nous attendons avec impatience vos propositions et vos suggestions.
    

  Contenu

 1.L’être humain - pont vers l’absolu
 2.
La vie du rêve – pont vers le subconscient
 3.La montre - pont universel dans le temps
 4.Terre – pont de la vie


                
                                  L’être humain - pont vers l’absolu

    Selon la Bible, livre fondamental du christianisme, l’homme a été créé selon le visage et la ressemblance
de Dieu, peut-être avec le but de faire de lui le candidat suprême dans l’Univers. Les voies de Dieu restent inconnues quand on pense au rôle et au statut des gens sur la trajectoire complexe de la vie, si on considère que dans la dialectique du devenir humain il y a des situations quand le bien lutte et triomphe sur le mal. Les personnes avec des affections physiques ont une autre perception sur la vie, comme une limitation de la diversité de monde extérieur, mais non de la profondeur des états intérieurs, par rapport à ceux qui vivent un état normal.
Ne pas être aveugle pour voir la beauté du bien-aimé, le vert du brin de l’herbe,  le rouge de la rose ou le blanc immaculé de la neige, mais aussi        les oeuvres d’art de Michel-Ange, Rembrandt, Renoir, Picasso et Brancusi.
Ne pas être sourd pour écouter le chant du rossignol dans les soirées d’été, le murmure des sources de montagne, mais aussi la musique de Wagner, Mosart, Beethoven ou Enescu .
Le comportement individuel se trouve parfois à la frontière entre la volonté et la tentation, parce que « vivre, c’est d’abord choisir » (Bernanos). Sur la trajectoire de la vie on peut choisir entre le bien et le mal, le moral et l’imoral , le beau et le laid, par rapport au niveau culturel et aux valeurs auxquelles  on se rapporte .  L’histoire  est  pleine  d’exemples  positifs et négatifs mais « du passé il faut prendre le feu et pas le cendre » (J .Jaurès). Certains trouvent des excuses « avoir tort, c’est humain », mais le coupable doit apprendre des fautes et ne pas les répéter. Dans un autre registre, il existe des comportements antisociaux, punis par la société. L’apparition et l’évolution de l’être humain font encore le sujet d’une dispute entre les hommes de science et les gens de l’église. La question de Shakespeare « être ou ne pas être » a plusieurs
connotations. Le miracle d’avoir apparu sur la Terre est lié de la probabilité intime que les parents ont existé, se sont connus, aimés, et un être humain, qui porte le matériel génétique de deux,  a vu la lumière du jour. En fait, ce n’est pas important si on est beau ou laid, bon ou mauvais, plus ou moins intelligent, on est unique et irrépétable.
Il faut remarquer que les Saintes Ecritures présentent les dix commandements pour les croyants :
* Je suis votre Dieu qui vous a sauvés du pays de l’Egypte, de la maison de l’esclavage.
*Il ne faut pas avoir d’autres Dieu que Moi.
*Ne te fais pas de visage sculpté et ne représente rien de ceux existant dans le Ciel, car Dieu punira celui qui ne respecte pas Son Nom.
*Rappelle-toi le jour de repos pour le respecter.  Travaille  six  jours  et  le  septième est jour de repos,  dédié à Dieu.
*Respecte ton père et ta mère pour ajouter des jours à ta vie dans le pays que ton Dieu t’a donné !
*Ne tue pas !
*Ne sois pas débauché !
*Ne vole pas !
*Ne témoigne pas faux contre ton proche !
*N’envie pas la maison de ton proche.  N’envie pas la femme de ton proche, ni son esclave, ni son boeuf, ni l’âne, rien de ce qui existe dans sa maison !
Toute l’histoire du Droit est basée sur le syntagme “comment il ne faut pas être”- le Code de Hammurapi (Messopotamie), Les Lois de Manu (Inde), les Lois des 12 Tableaux (Rome ) jusqu’à la legislation actuelle qui organise le cadre juridique où s’inscrit le comportement civilisé.
En fait, les dispositions d’organisation et de fonctionnement pour les institutions particulières et d’état, les organisations nationales, régionales ou mondiales se réfèrent surtout aux obligations et moins aux droits et aux récompenses. Les élèves , les étudiants, les militaires peuvent confirmer cette affirmation. Il y a pourtant une exception de la règle- le code de bonnes manières déplace l’accent sur la manière d’être accepté sans réticence par le monde sélecte. Malheureusement, parfois les parents croient sans conteste qu’ils sont un modèle pour leurs enfants. Pour réfléchir, on vous présente le célèbre décalogue extrait de l’ouvrage « Pour l’enfant » de Georges Grinda.                                                     
#L’enfant est une personne en devenir : je le respecte.
#L’enfant est curieux : je discute avec lui.
#L’enfant s’émerveille : je le dirige à chercher la beauté.
#L’enfant veut s’assumer la personnalité : je l’aide à se connaître.
#L’enfant cherche un modèle : je lui offre un exemple.
#L’enfant découvre son corps : je lui montre que  la santé est une force.
#L’enfant doute : j’apprécie ce qu’il fait.
#L’enfant veut devenir indépendant :je l’invite à être responsable.
#L’enfant ne connaît que lui même, je l’aide à découvrir d’autres sens.
#L’enfant a besoin d’un idéal : je l’aide à donner un sens à sa vie ».
En réalité, les choses sont plus complexes. Chaque individu est unique parce qu’il commence sa vie avec un dot héréditaire génétique spécifique et traverse une trajectoire existentielle singulière marquée par les valeurs culturelles et de civilisation de son monde. Je suis d’accord avec l’opinion du grand pédagogue Comenius, que « l’homme pour devenir homme doit être éduqué », mais avec les moyens et les stratégies de l’enseignement moderne. C’est important à restructurer le système éducationnel sur des critères de performance pour assurer aux jeunes des connaissances et des capacités cognitives de base, pour tenir tête au marché concurrentiel dans les conditions d’une dynamique sociale profonde et d’une explosion sans précédent . A côté des connaissances théoriques et des habiletés pratiques des élèves, il ne faut pas négliger l’intériorisation des modèles culturels et des échelles hiérarchiques de valeurs sur lesquels on doit structurer le côté attitudinal (orientation axiologique) de possibles personnalités autonomes et créatives avec le pouvoir de décision et des  responsabilités  sociales.  La réussite  dans  l’éducation dépend de l’étude du psychique humain.           Les aptitudes humaines caractérisent le côté instrumental-opérationnel de la personnalité, organisé en systèmes fonctionnels supérieurement développés, relativement stables, qui facilitent des performances sur la moyenne dans l’activité théorique, technique-applicative, organisatrice, artistique ou sportive. Le talent résulte de la fusion et de la combinaison spécifique des aptitudes, dans la mesure qu’on réalise des produits originaux avec un haut degré de créativité. Dans l’activité de conseiller du prof, les aptitudes représentent le point de départ dans l’orientation scolaire et un repère pour les options professionnelles des jeunes. L’intelligence peut être considérée comme un système unitaire et harmonieux d’aptitudes qui se manifeste par des mécanismes d’assimilation et d’adaptation de nature fonctionnelle, mais surtout par l’innovation et la créativité. L’intelligence est un procès complexe avec une riche charge de significations qui a provoqué de vifs débats et qui continue à préoccuper les spécialistes en psychologie.
Dès le début du XX-e siècle, le psychologue anglais C. Spearman, analysant les corrélations obtenues des sujets soumis à de différents tests, a conclu que l’intelligence implique des aptitudes spécifiques (facteurs spécifiques), greffées sur une aptitude générale commune (facteur g) . La méthode de l’analyse factorielle de l’intelligence a été développée par L.L. Thurstone et J.P. Guilford, en prenant compte d’une multitude de facteurs plus ou moins corréles. Selon le psychologue suisse Jean Piaget, le créateur de l’épistémologie génétique, l’évolution de l’intelligence en ontogenèse est le résultat de l’équilibre des opérations mentales (classement, mesurage, numération, déplacement spatio-temporel etc) obtenues par l’intériorisation des actions pratiques avec les objets dans des structures mentales dynamiques, organisées hiérarchiquement. Toute expérience de vie est structurée sur la base des schémas psychiques dégagés par la pratique sociale et individuelle de la réalité objective. Le développement de l’intelligence de l’enfant parcourt successivement plusieurs stades : sensoriel-moteur (dès la naissance jusqu’à l’apparition du langage, 15-18 mois), préopérateur (dès l’apparition du langage jusqu’à 7-8 ans), des opérations concrètes (de 7-8 ans à 10-11 ans), des opérations formelles (de 10-11 ans à 15-16 ans). Dans le stade des opérations formelles, la pensée devient apte pour des raisonnements hypothétiques-déductifs et des expériences scientifiques. Le psychologue américain Jérome J. Bruner a conçu l’évolution des stades de l’inteligence en termes plus flexibles dans le sens que chaque étape peut être accélérée par des stratégies didactiques adéquates. Selon Bruner, « les bases de toute discipline peuvent être enseignées à n’importe qui, à n’importe quel âge, dans une forme adéquate ». Il insiste beaucoup sur la nécessité de cultiver aux élèves le style d’apprentissage scientifique qui unit la pensée analytique avec l’intuition. La fin du XX-e siècle est marquée par les efforts des chercheurs pour la quantification de l’intelligence pour évaluer rigoureusement les performances des élèves. C’est le mérite d’Alfred Binet et de Théodore Simon d’avoir réalisé -en 1905 à Paris- le premier test d’analyse de l’intelligence de l’enfant, élargi ensuite pour mesurer l’intelligence de l’homme, plus précisément l’indice du niveau de développement de l’intelligence, dont la valeur, exprimée en pour-cent, est obtenue en rapportant l’âge mental à l’âge chronologique et la multiplication avec 100. Le test Stanford-Binet part de la prémisse que les gens naissent tous avec une configuration de l’intelligence, constituée des habiletés logiques et verbales qui ne changent pas au cours de la vie. Une nouvelle vision dans la psychologie a été complétée par la théorie des intelligences multiples, publiée pour la première fois dans l’ouvrage « Frames of Mind : The Theory of Multiple Intelligences », écrit par Howard Gardner, professeur de la théorie de connaissance , éducation et psychologie de l’Université Harward et de neurologie de la Faculté de Médecine de Massachussetts, SUA. La signification de cette théorie  est l’extension du concept de l’intelligence traditionnelle de la sphère logico-mathématique et verbal-linguistique vers
d’autres disponibilités de l’homme d’entrer en relation avec le monde. Selon Gardner, l’intelligence représente « l’habileté de l’homme de  résoudre ses problèmes de vie ou de créer des produits qui sont valorisés dans l’un ou plusieurs contextes culturels ». Plus tard , en revenant sur le concept, Gardner affirmait que l’intelligence humaine est « un potentiel bio-psychologique pour transformer l’information qui peut être activée pour résoudre des problèmes et créer des produits reconnus par au moins une culture ». Il critique le modèle unilatéral par lequel on a défini, reconnu et valorisé l’intelligence humaine, en offrant un modèle alternatif avec des implications particulières dans l’enseignement. Il est bon à remarquer que la théorie des intelligences multiples ne changent pas ce que les profs doivent enseigner, mais cette théorie aide à changer la manière de travailler avec les élèves, à comprendre que les élèves peuvent être intelligents en différentes manières, à les diriger se dévélopper différemment. Dans ce contexte, la mission du prof est de développer des stratégies d’enseignement qui permettent aux élèves à exprimer les multiples modalités de comprendre et de mettre en évidence leur propre unicité. Le but est que chacun élève développe au maximum ses capacités conformément à son propre potentiel.
La théorie de Gardner part de l’idée qu’il existe des  intelligences  différentes et autonomes qui conduisent aux diverses modalités de connaissance, de compréhension et d’apprentissage . On considère que les gens possèdent neuf intelligences, comme :
1.Intelligence verbale-linguistique ou intelligence des mots (capacité de résoudre des problèmes et de développer des produits à l’aide du code linguistique), manifestée aux journalistes, écrivains, avocats, profs)
2 .Intelligence logico-mathématique ou intelligence des nombres et de la raison (capacité d’opérer avec des catégories, des modèles, des relations, de grouper et interpréter des dates) intelligence propre aux mathématiciens, comptables, savants)
3. Intelligence spatiale-visuelle, ou intelligence des images, des dessins et de la peinture (capacité de résoudre des problèmes et de développer des produits à l’aide des représentations spatiales et des images) propre aux architectes, peintres,  graphiciens,  sculpteurs,  cartographes,  projeteurs)
4. Intelligence musicale-rythmique ou intelligence du ton, du rythme et du timbre (capacité de produire et d’apprécier la musique, le rythme et la hauteur des sons) propre aux musiciens, compositeurs, poètes
5. Intelligence corporelle-kinesthésique ou intelligence du corps entier (capacité de coordination motrice et une bonne sensibilité tactile) rencontrée aux sportifs, danseurs, acteurs et chirurgiens
6. Intelligence naturaliste ou intelligence des régularités, des comportements ; ces personnes aiment et comprennent la nature, la flore, la faune, les beautés du milieu environnant
7. Intelligence interpersonnelle ou intelligence des interactions sociales ( don de l’empathie, capacité de relationner, interactionner efficacement avec les autres) propre aux profs, proviseurs, politiciens, leader
8. Intelligence intrapersonnelle ou intelligence d’autoconnaissance (don d’autoreflexion, de métacognition, d’autoappréciation correcte) propre aux théologues, entrepreneurs, écrivains)
9. Intelligence existentialisme- Gardner est convaincu que ce type d’intelligence est une modalité de connaissance, mais il n’a pas pu établir sa localisation sur le cerveau. C’est pourquoi, il la considère une « demi-intelligence », manifestée aux philosophes, penseurs, analystes etc.
Dans « Frames of Mind », H. Gardner  affirmait :
*« Il y a une intelligence en son, en mouvement, en couleur et en relation humaine.
*La musique est un mélange de l’intelligence trouvée dans le son.
*Le poète est une personne qui n’oublie jamais certaines impressions qu’il décrit.
*Il y a des langages, autres que les mots, les symboles, les langages de la nature, c’est le langage du corps.
*L’intelligence sociale, développée au début pour résoudre des problèmes de nature impersonnelle, dans le temps  s’est retrouvée dans la création des institutions sociales ».
Du point de vue biologique, les intelligences sont indépendantes, en fonction des zones corticales qui les gouvernent . Au niveau individuel, elles apparaissent en combinaisons, chaque individu étant, en fait, « une collection d’intelligences ; comme les individus ont des profiles différents d’intelligence, l’école doit assurer une éducation qui agrandisse le potentiel intellectuel de chaque élève. Un élément essentiel pour mettre en pratique la théorie des intelligences multiples dans la classe est la connaissance du profile
 intellectuel des élèves. Aprrendre les points « forts » et « faibles » de ceux-ci est un fait essentiel pour établir les stratégies de différenciation et d’individualisation. Quoiqu’il n’existe pas une recette généralement valable, les profs qui veulent enseigner dans l ‘esprit de la théorie des intelligences multiples peuvent suivre les pas suivants :
-déterminer le profile dominant d’intelligence pour identifier les habiletés de chaque élève
-familiariser les élèves avec cette théorie
-faire conscient les élèves de leur propre combinaison d’ intelligences multiples
-motiver les élèves pour développer ses intelligences multiples
-assurer un cadre motivationnel adéquat pour la manifestation des intelligences multiples.
L’application de la théorie des intelligences multiples dans les écoles peut être réalisée en utilisant des stratégies interactives d’enseignement-apprentissage-évaluation :des portefolio, des projets, des cartes conceptuelles, des études de cas etc. C’est très important que le prof adapte son style d’enseignement au style d’apprentissage des élèves pour réaliser avec succès les objectifs opérationnels, exprimés par des verbes comportamentaux.
Il faut remarquer que la théorie des intelligences multiples est propre à l’application opérationnelle de la Taxonomie de Bloom. Un scénario didactique qui stimule les points forts des élèves et évite les points faibles va conduire à atteindre les objectifs proposés facilement et agréablement. Les profs avec vocation professionnelle utilisent  des stratégies didactiques qui permettent aux élèves à mettre en évidence par le mot écrit ou oral, mais aussi par la musique, le dessin, le mouvement, les disponibilités multiples de comprendre et de mettre en valeur leur propre personnalité.
Le destin de l’être humain est étroitement lié de liberté et de nécessité. En se rapportant au destin, le conditionnement gnoséologique de la liberté met en  évidence l’importance du facteur conscient dans la réorganisation continuelle et progressive du statut ontologique de l’homme ainsi que son caractère actif, créateur et prospectif . La liberté, comprise comme unité entre la connaissance, la valorisation et l’action, se manifeste spécifiquement dans la vie sociale. Si la liberté n’existait pas, l’homme ne pourrait pas être créateur d’histoire, mais tout simplement un mécanisme banal dans l’engrenage social. D’autre part, la liberté ne se confond pas avec le libre arbitre, plus précisémént avec une totale indépendance de l’individu par rapport aux lois et aux normes qui organisent la cohabitation avec les autres. Certaines interprétations situées sur des positions unilatérales ont conduit soit vers le fatalisme, soit vers des conceptions volontaristes et subjectives en totale discordance avec les exigences de la vie sociale. L’idée de l’étroite liaison entre la liberté et la nécessité n’est pas nouvelle dans la pensée philosophique. Selon certaines représentants (Crisip, Zenon) du stoicisme, l’homme gagne sa liberté et peut atteindre l’idéal suprême du bonheur s’il respecte ce qui est nécessaire (la volonté divine, l’harmonie universelle, le destin). Pour les penseurs de l’antiquité, le destin représente « ce qui est écrit à survenir », le caractère implacable de la vie de chaque individu, pris souvent dans un concours de circonstances, de situations d’où il ne peut pas s’en sortir qu’avec de grands sacrifices. Esquil, Sofocle, Euripide illustrent beaucoup de situations pareilles : malgré toutes les mesures prises, le roi Laios est tué par son propre fils Oedipe ; pour accomplir ses obligations de chef militaire, Agamemnon sacrifie sa fille, malgré ses sentiments paternes ; pour respecter son devoir envers sa famille, Antigone néglige les lois de la cité etc.
 La contradiction entre la liberté humaine et l’existence des contraintes imposées par les dieux, la divinité ou le destin, va rester un problème ouvert pour la pensée philosophique des époques suivantes. Le christianisme a développé la doctrine de libre arbitre pour donner un sens à la responsabilité de l’homme devant Dieu, selon Thomas d’Aquino « l’homme est doué avec le libre arbitre, autrement les conseils, les encouragements, les ordres, les interdictions, la récompense et la punition s’étaient en vain ». La confrontation d’idée entre la liberté et les contraintes causales acquièrent une grande empleur dans l’époque moderne. L’anthropologie philosophique transfère le débat du problème de la liberté de la sphère des contraintes causales à la sphère des contraintes intérieures de l’être humain. Le rationalisme a présenté l’homme comme un être rationnel, conduit par la pensée, contrairement à l’empirisme qui a vu dans l’homme un être sensible, dirigé par les affects et les désirs.    
Hegel a été le premier philosophe qui avait correctement présenté le rapport liberté-nécessité. Pour lui, la liberté est la nécessité comprise : « La nécessité est aveugle dans la mesute où elle n’est pas comprise ». Selon Hegel, l’état exprime les exigences nécessaires de la Raison et assure les intérêts  généraux (le bien de tous, la moralité), ainsi que les libertés individuelles, car « l’état est la réalisation de la liberté », représentant « l’idée divine », ainsi qu’elle se présente sur la Terre. La liberté est contestée de Schoppenhauer, ayant en vue le fait que l’homme est soumis à des désirs incontrôlables et il est conduit aveuglement de sa propre volonté. Au contraire, Nietzsche a soutenu qu’il n’y a aucune contrainte pour restreindre la liberté illimitée de l’homme.
Dans la philosophie contemporaine, l’existentialisme (M.Heidegger, K.Jaspers, J.P.Sartre, A.Camus), on a débattu beaucoup le problème de la liberté, considérée élément fondamental et constitutif de l’être humain. Si pour l’homme, l’existence précède l’essence, comme le disaient les existentialistes, alors l’obtension de cette essence humaine, dans le devenir de l’existence est surtout la forme de manifestation de la liberté. L’homme, conçu comme existence singulière et contingente, ne trouve son humanité, son essence que dans la mesure où il peut la choisir.  Sa liberté n’est pas absolue, en tenant  compte  que  par  ses options, il décide seul sur sa propre évolution. L’homme doit choisir parce que « dans la mesure où je choisis, j’existe, si je ne choisis  pas,  je  n’existe  pas »  dit Jaspers.   Sur  une  telle  liberté,  le  manque  des  critères  objectifs  d’hiérarchisation des valeurs ouvre devant l’homme la perspective de l’échec.
C’est pourquoi, Sartre va revenir plus tard sur ses idées formulées dans « L’Etre et le Néant », où il confesse ouvertement que sa théorie antérieure qui voyait dans la liberté un acte singulier et contingent, ne tenait pas compte des rapports de l’homme avec le monde qui l’entoure, avec la nature et la société. Le philosophe français considère que    la nouvelle orientation de sa pensée a été déterminée de sa rencontre avec la philosophie marxiste.
Comme une conclusion générale, on peut dire que que la majorité des philosophes considère que l’homme peut acquérir la liberté dans la mesure où  celle-ci ne contredit pas les règles et les légités du monde où il vit. Pour passer à l’action, l’homme doit exercer sa capacité d’option axiologique, de choisir certaines variantes possibles, conformément aux nécessités et à ses aspirations qui doivent entrer en résonance avec les intérêts généraux de la collectivité d’où il fait partie. L’action humaine libre est chargée de responsabilité sociale, individuelle et collective, de chacun et de tous, pour les décisions assumées, pour les buts suivis et réalisés. Espérons que les options et les décisions  que les facteurs responsables prennent, vont servir à la paix, à la liberté et au progrès historique sur une planète propre, propice au dévéloppement de la vie .         

                                                                                   Le visage de la croix

                                                  
       
                                                                                          

                                La vie du rêve – pont vers le subconscient

          On affirme parfois, au sens propre mais aussi au figuré, que l’homme ne vit que partiellement la vie, parce qu’il en passe  une bonne partie dormir, sans participer effectivement à l’existence. C’est peut-être une exagération, l’affirmation est-elle interprétable ? Il ne faut pas oublier que la vie a de la continuité, se manifestant même pendant le sommeil, sous diverses formes, des procès physiologiques aux troublants états psychiques des rêves. Si on demandait un biologue ou un médecin sur le régime de vie de l’être
humain, il essayait sûrement nous convaincre avec des arguments solides que le sommeil était absolument nécessaire pour le rétablissement de l’organisme et les rêves ne font qu’établir aléatoirement des connexions nerveuses quand la censure de la conscience nous manque. Autrement dit, le sommeil est une condition de survivance de l’individu mais aussi une période où se passent des événements étranges et dramatiques. Il est évident que les insomnies-provoquées par le stress, la consommation de l’alcool, du tabac, de la drogue- peuvent affecter irréversiblement la santé de l’organisme si on n’éloigne pas les causes génératrices .
 Le Dictionnaire de la langue roumaine précise :
*sommeil.1.état physiologique normal et périodique de repos de l’être humain, nécessaire pour refaire ses forces, caractérisé par l’arrêt total ou partiel du fonctionnment de la conscience par relaxation musculaire, ralentissement de la circulation, de la respiration et par les rêves.2.fig.état d’inertie, de torpeur ; * rêve.1. enchaînement d’images et d’idées qui apparaissent dans la conscience de l’homme pendant le sommeil.2. rêverie, méditation.3.fig.illusion, pensée, idée, aspiration irréalisable.   
Les études faites avec l’électroencéfalographe ont montré qu’au fur et au mesure du passage de l’état de veille à celui de relaxation, suivi du sommeil, les ondes cérébrales deviennent plus lentes, surtout les ondes Béta, avec la fréquence de 13-30 Hz, sont remplacées par les ondes Alpha (8-12 Hz) ou Théta (4-8Hz) et puis les ondes Delta (0,5-4Hz). Quand  une personne rêve, des ondes spécifiques (fréquence moyenne de 14Hz), nommées « fuseaux de sommeil », y surgissent. Quoiqu’il ne soit pas conscient, l’organisme vivant n’est jamais inerte, il a des automatismes et les sens transmettent en permanence des signaux vers le cerveau, même dans le sommeil le plus profond quand on change toujours la position pour que les vaisseaux sanguins et les nerfs ne soient plus pressés beaucoup de temps. 
En fait, on peut identifier un cycle répétable pendant la nuit, la phase de profond sommeil durant entre 60-90 minutes, alternant avec la phase REM, dénomination résultée du mouvement rapide des yeux (Rapide Eye Movement), auquel il s’ajoute parfois des mouvements rapides et irréguliers des membres, le tressaillement du visage, l’accélération des battements du coeur et de la respiration. Quoique la phase REM soit plus courte (15-20 minutes), elle représente l’intervalle où apparaissent les rêves, assez nombreux, mais partiellement retenus, surtout ceux survenus vers le matin. Le rêve est un état subconscient du sommeil, des événements formés d’une succession d’images, de sons, d’idées, de sentiments perçus comme réels, malgré que leur réalisation pendant l’état de veille soit peu probable. D’habitude, la personne impliquée vit intensément les événements pendant le sommeil, mais elle ne peut pas influencer leur déroulement, la seule exception étant le rêve lucide quand on se rend compte qu’on rêve et on peut même exercer partiellement le contrôle.
A côté du rêve lucide initié en état de sommeil (dream- initiated lucid drem), il y a aussi le rêve lucide initié en état de veille (wake-initiated lucid dream) où le subconscient passe de l’état de rêverie (rêverie aux yeux ouverts), sans saisir une discontinuité, au niveau conscient.
Une interprétation fascinante des rêves est offerte par la psychanalyse.    Sigmund Freud (1856-1939), célèbre neurologue et psychologue viénois, fondateur de la psychanalyse et auteur de l’oeuvre
« Traumdeutung » (Interprétation des rêves) a abordé les procès psychiques sous trois aspects- conscient, subconscient et inconscient, plus précisément l’Ego (le Moi), le Superego (Surmoi) et Id (le Soi) . L’Ego est le niveau conscient et cohérent qui organise les manifestations du Soi, conformément aux exigences du monde extérieur. Le Superego est la force consciente qui modèle le Soi et l’Ego selon les schémas moraux acquis par l’individu du milieu socio-culturel où il vit. Le Soi est le niveau inconscient du psychique humain, la source primaire du capital instinctuel, complètement désorganisé et soumis au principe du plaisir. Les états désagréables d’une personne et les tendances qui entrent en conflit avec les propres principes de conduite et les normes morales de la communauté où il vit, sont exclus de la conscience par un mécanisme de regression (refoulement) et bannis dans le subconscient d’où ils tendent à apparaître sous une forme déguisée. Pendant les rêves, la censure consciente disparaît, et le soi se manifeste librement. C’est pourquoi, le rêve a une valeur méthodologique spécifique, étant « via regia » (voie royale) pour analyser l’inconscient. L’accentuation du caractère conflictuel du refoulement constitue la principale cause des névroses, dont la guérison peut être réalisée par le thérapeute seulement si le malade est conscient des impulsions refoulées. Il est bon à remarquer l’extraordinaire analyse faite par Freud d’une patiente Irma, dont le traitement n’a pas eu les résultats escomptés, les tourments finalisés par l’affirmation avec renvoi au psychique abyssal : « le rêve n’est pas quelque chose manqué de sens, une absurdité et pour nous l’expliquer il n’est pas nécessaire à supposer qu’une partie de notre trésor de représentations dort, tandis qu’une partie commence à se réveiller. C’est un phénomène psychique dans l’entière acception du terme et en fait, le rêve est l’accomplissement d’un désir. Il faut donc intégrer le rêve dans le cortège des actes psychiques intelligibles de l’état de veille ; l’activité spirituelle qui le structure est une activité extrêmement complexe ». La conception, selon laquelle, le rêve est la clé qui nous permet à pénétrer dans les abîmes de l’être humain, dans l’inconscient, a produit des grandes disputes dans le monde scientifique. 
Carl Gustav Jung, psychiatre suisse, qui a collaboré au début avec Fred, a élaboré un système psychologique propre (la psychologie complexe), basé sur l’affirmation que l’homme hérite à sa naissance l’inconscient collectif, ancestral, qui se développe progressivement et se relève par un langage inconscient (symboles, images, rêves), plus puissant que celui conscient où prédomine les concepts.
 Les principales parties composantes de l’inconscient collectif sont les archétypes et les complexes. Les archétypes sont des structures primordiales du devenir humain qui s’expriment en images, émotions et modèles de conduite, pris comme repères dans l’organisation de la personnalité consciente. Les complexes se développent ensuite sur la trajectoire du devenir humain, comme structures affectives et motivationnelles, conditionnées par des modèles archétypes. Selon Jung, il y a les archétypes suivants : « persona » (le masque derrière lequel se cache les gens, sorte de compromis entre le soi et la société), « umbra », l’ombre (la partie intime, inconvenable pour nous, qu’on rejette), « animus »(la composante masculine inconsciente du psychique féminin), « anima »(la composante féminine inconsciente du psychique masculin), le Soi (l’archétype de l’unité, de l’unification), « le sage vieil homme », « la mère, la grande ».  Nous tous, on a accès à l’héritage ancestral relevé par les messages des rêves communs, avec une signification surpersonnelle, éléments ayant un rôle de marteau et d’enclume entre lesquels se forge la personnalité. L’inadaptation de l’individu aux exigences des archétypes se manifeste comme une force destructive pour l’homme, conduisant à des obsessions et des psychoses. Comme méthode thérapeutique, Jung propose l’intégration dans la vie consciente du message transmis inconsciemment par les rêves .Le phénomène onirique, à côté de la naissance et de la mort, a préoccupé constamment l’homme des temps anciens.  La Bible, livre fondamental du christianisme, offre ,dans le Vieux Testament, quelques passages oniriques : le rêve de Jacob, les rêves de Joséph, l’interprétation des rêves du pharaon par Joséph. Les Egyptiens comparaient le rêve avec une mort partielle et dans la cité du Corynthe en Grèce, les sacerdotes d’Apollo pratiquaient l’onirothérapie, sorte de hypnose par laquelle ils demandaient au malade à rechercher le monde des rêves pour y trouver les causes de sa maladie. Selon la conception du grand philosophe Platon, le monde des rêves est plus réelle que la vie quotidienne, contrairement à Plutarh qui considère que « le rêve est un privilège des idées ».Plus tard, les romantiques ont fait appel au rêve pour exprimer la liberté de création, comme Novalis, écrivain allemand qui a saisi la liaison entre le rêve et le conte. Contrairement aux adeptes de l’Illuminisme qui ont mis l’accent sur le conscient et la raison, pour les écrivains romantiques les points de repère dans l’étude de l’existence sont surtout le sommeil et la mort, l’annihilation des sens, la rupture des liaisons avec le monde extérieur, avec la raison . Le romantique se crée un monde à part, dans son désir profond de s’intégrer dans un nouveau ordre cosmique. Il cherche un univers caché, en forçant les limites, le retour aux origines, au temps et à l’espace mythiques . D’ici son appel à l’onirisme, son intérêt pour la magie, pour tout ce qui était oculte . Parfois les symboles de la nuit et les révélations oniriques se sont entrelacés avec la religion, en poursuivant les états d’extase, les seuls capables à créer le sentiment de frôler l’absolu. Dans son oeuvre « Pauvre Dionis », notre génial poète Mihai Eminescu présente magistralement la transition vers la rêverie. La rêverie passe progressivement de la lumière de la lampe sur le livre, du livre vers l’ombre, de l’ombre vers l’imagination et la fiction. Les adeptes de l’avant-garde vont plus loin : «  le rêve jette un défi sur la mentalité étroite et ce mépris a son origine dans une attitude essentiellement romantique. La vraie valeur se trouve au-delà dans le territoire invisible de la sensibilité où fonctionnent d’autres unités de mesure » (Ovidiu Moceanu « Le rêve et la littérature »). En fait, l’homme est un être sensible qui cherche la beauté dans la réalité environnante ou dans un monde imaginaire qu’il présente magnifiquement dans des oeuvres littéraires ou artistiques (musique, peinture, sculpture) par des moyens concrètes-sensoriels avec une riche charge de significations. La curiosité et l’imagination de l’être humain n’ont pas de limites. Il y a des situations  quand les rêves ont été associés avec des événements historiques et scientifiques. On dit qu’Abraham Lincoln a rêvé sa propre mort et le savant russe Mendeleev a composé le tableau périodique des éléménts chimiques à la suite d’un rêve.Aujourd’hui, il y a beaucoup de livres pour l’interprétation des rêves. La symbolique onirique est basée sur certaines règles-plus ou moins claires- comprise dans la Loi des Analogies Philosophiques, la Loi des Analogies des Contraires, la Loi des Correspondances, la Loi de la Numérologie et de la Kabbale symbolique et phonétique.
On peut présenter en ce sens un article d’une Revue d’Interprétation des rêves, où les jours de la semaine sont gouvernés par les planètes, mais aussi par des nombres primaires de 1 à 9.                          
Lundi – est sous le signe de la Lune  et des chiffres 2 et 8, signifiant : dualité, harmonie, richesse. Les rêves de cette nuit sont relâchés, mais peu interprétable.
Mardi – le jour de Mars, on dit qu’il y a trois heures mauvaises ; mardi est patronné par le chffre 3 qui symbolise le succès en affaires. Les rêves de cette nuit sont pleins d’action avec correspondance dans le monde réel.
Mercredi – gouverné par Mercure et le chiffre 4, suppose le travail et le progrès stable. Les rêves de mercredi vers jeudi annoncent des nouveautés dans la vie réelle, succès dans les activités de commerce .
Jeudi – le bénéfique Jupiter et le chiffre 5 lui donnent une orientation vers l’agitation, l’effort physique mais aussi des réussites. Les rêves, prophétiques parfois, annoncent l’aventure et les voyages.
Vendredi – un jour « cher » : Venus le gouverne, on se prépare pour le week-end et le chiffre 6 l’oriente vers l’inspiration. Les rêves peuvent être parfois organiques, sans valeur prévisible.
Samedi – quoique c’est le jour d’une planète dite maléfique Saturne- l’action de celle-ci est bloquée par le chiffre 7 qui lui donne une prédestination vers l’organisation et de nouvelles connaissances. Les rêves seront courts mais intéressants, parfois leur partie positive étant réalisable dans la vie réelle.
Dimanche – jour patronné par le Soleil, sous les chiffres 1 et 8, ce qui lui confère des caractéristiques de réussite, de grandeur et d’autocontrôle. C’est un jour de méditation spirituelle. Les rêves de cette nuit sont en général prémonitoires.
Nos ancêtres ont été fascinés par les rêves, leur interprétation étant faite par les vieux et les sorciers, qui par intuition et empathie, réussissaient parfois à déchiffrer la vraie signification des rêves. Bien sûr, dans la vie du rêve, il n’y a pas les règles de la vie réelle, mais il y a de diverses connotations qui aident à leur interprétation. Quand on rêve, on a accès aux informations stockées dans la mémoire, mais aussi aux désirs et aux sentiments cachés dans le subconscient. Dans une certaine manière, les rêves représentent une perception de la propre personne et leur analyse peut devenir une source d’inspiration et de sagesse, pas seulement d’amusement.

            

                       Le rêve - Pierre Puvis de Chavannes                                              Le rêve - Zoltan Molnos

                                    La montre - pont universel dans le temps

I. Signification de la notion de temps

Malgré l’utilisation fréquente de la notion du temps dans le procès de communication, ses significations
sont subtiles avec de profondes connotations philosophiques. Dans le langage commun, le temps exprime la simultanéité, la succession et les durées des événements de la réalité objective, rapportées à une unité conventionnelle de mesure du temps. Au niveau de l’échelle sensorielle-perceptive du psychique humain, le temps est unidimensionnel et irréversible, avec le sens unique du passé, au présent, vers l’avenir. On peut dire que la trajectoire de l’être humain est profondément marquée par des repères spatio-temporels, liés de l’évolution de la Terre, ce magnifique aéronef qui porte l’humanité en histoire. C’est ainsi qu’on peut chercher une réponse aux troublantes questions : qui sommes-nous ? d’où venons-nous ? vers quoi se dirige l’humanité ? Il est certes que toute la biosphère se trouve sous le signe du cycle jour-nuit et du changement des saisons, phénomènes astronomiques utilisés pour le mesurage approximatif du temps, dès l’apparition de l’être humain sur la Terre. On sait que le cycle jour-nuit est dû au mouvement de rotation de la Terre autour de son axe, et la formation des saisons est déterminée par le mouvement de révolution de la Terre autour du Soleil. Au fur et à mesure de l’évolution de la connaissance humaine, le temps, ainsi que l’espace sont devenus des notions abstraites, étant considérées comme formes fondamentales d’existence de la matière  en mouvement.
Si certains philosophes ont nié l’objectivité de l’espace et du temps qu’ils considéraient des formes des états subjectifs (Berkeley, Hume, Mach, Bergson), des formes aprioriques de la connaissance humaine (Kant) ou des catégories de l’idée Absolue (Hegel), au contraire Newton s’est situé au pôle opposé, en postulant l’espace et le temps absolu comme cadre de référence du mouvement. Dans son ouvrage « Les Principes mathématiques de la philosophie naturelle », Newton affirme :
I « Le temps absolu, vrai et mathématique, en soi et selon sa nature qui  coule d’une manière egale sans aucune référence externe et sous un autre nom, s’appelle durée. Le temps relatif, apparent et commun, est cette mesure sensible et externe de toute durée determinée par mouvement qui s’utilise au lieu du temps vrai, comme heure, jour, mois, année.
II.L’espace absolu, considéré dans sa nature, sans aucune relation avec quelque chose externe, reste le même et immobile. L’espace relatif est une mesure ou une partie quelconque de celui abstrait qui se relève à nos sens par sa position par rapport aux corps, et d’habitude on le confond avec l’espace immobile ».
Il y a de divers modèles pour les notions d’espace et de temps. Les mathématiques reconstruisent la réalité empirique et intuitive par des modèles formels de l’espace et du temps, comme par exemple les espaces métriques , les espaces topologiques, les espaces euclidiens n-dimensionnels. La cosmologie recherche l’évolution spatio-temporelle de l’Univers, accessible aux moyens techniques d’observation. La méthodologie des sciences étudient le statut et les hypothèses scientifiques concernant l’espace et le temps, les rôles dans la construction des systèmes théoriques, mais aussi des modalités pour les tester. La théorie de la culture nous a proposé plusieurs explications de l’art et de la culture des peuples et des civilisations, ayant comme point de départ les représentations spatio-temporelles dans la structuration interne des créations. A la fin du XIX-e siècle, la physique est entrée dans une profonde période de consfrontation théorique. Les nouvelles découvertes ont montré que le modèle mécanique de la physique ne correspond plus à la réalité objective, étant basé sur un temps indépendant de mouvement et un espace infini, manqué de structure, décrit par une métrique euclidienne
                                                                   ds2= dx2+dy2+dz
2
La théorie de la relativité restreinte a mis en évidence la caractère relatif des phénomènes physiques et la dépendence entre le temps et les coordonnées spatiales. L’espace et le temps sont liés dans un univers Minkovski, décrit par une métrique pseudo-euclidienne
                                                                   ds2=dx2+dy2+dz2-c2dt2
Au niveau du microcosme, les systèmes quantiques utilisent pleinement la théorie des probabilités et la statistique mathématique dans l’étude du mouvement. Le comportement des microparticules est décrit par l’onde associée dont le module au carré indique la probabilité de leur localisation dans l’unité de volume de l’espace. La notion de  trajectoire perd dans son sens classique parce que les incertitudes dans la détermination simultanée des variables canoniques conjuguées doivent satisfaire les relations de non détermination de Heisenberg. Si on juge les propriétés spatio-temporelles au niveau des structures biologiques, psychiques et sociales, on peut mettre en évidence de nouveaux aspects par rapport au temps physique . Les procès biologiques sont reglés par des biorythmes internes, ceux phychiques sont marqués par des états subjectifs mais le déroulement des événements sociaux est unique dans sa manière.
La thermodynamique des procès irréversibles (des procès situés loin de l’état d’équilibre, non isolés par rapport au milieu externe avec lequel ils changent d’énergie et de substance) confère à une structure dissipative selon I. Priggogine, le comportement d’une totalité organisée, caractérisée par des dimensions et des rythmes intrinsèques et par son histoire que certaines structurent impliquent. L’existence et le devenir sont compris par l’intermédiaire d’une pluralité de temps qui supposent l’interaction irréversible avec le monde, et la participation à son propre avenir. En conclusion, l’unique mode pour regarder les choses, compatible avec les données actuelles de la science, est la considération de la liaison intrinsèque entre l’espace, le temps et la matière en mouvement, dans l’immensité et l’éternité du monde, sans commencement et sans fin .

II.Repères historiques dans le développement de la montre

Pour l’être humain trouvé dans les premières étapes de son développement, les possibilités de mesurer le temps se trouvaient sous le signe du Soleil qui détermine le cycle nuit-jour et la formation des saisons. Mais ces repères approximatifs ne sont pas suffisants pour un être intelligent qui aspire à la profonde connaissance de l’environnement. Parallèlement aux découvertes astronomiques, on a découvert des systèmes techniques de plus en plus précis pour mesurer le temps. C’est comme ça qu’apparaît la montre solaire qui a été attestée en Egypte depuis 3500 av.J.Ch., quand on fixait un stilum au centre d’une surface circulaire divisée dont l’ombre indiquait le mouvement apparent du Soleil sur la voûte céleste. Un pas en avant dans le mesurage du temps le représente la clepsydre, connue des temps anciens
par les Egyptiens,les Babyloniens, les Juifs, les Chinois, les Indiens, les Grecs et les Romains. Les documents historiques mentionnent l’ingénieuse clepsydre donnée par le calife Harum al Rachid à l’empereur Charlemagne en 809, geste fait pour s’allier avec celui-ci pour la reconnaissance réciproque de la suprématie dans l’espace chrétien et islamique.
Malheureusement, pendant le Moyen Age, on a manifesté une indifférence envers le mesurage du temps, transmise au niveau mental collectif par une permanente confusion entre le passé, le présent et l’avenir . Aux monastères, on mesurait la nuit par le nombre de bougies brûlées, et les paysans organisaient le temps agricol selon le cycle jour-nuit et la succession des saisons. L’explication doit être cherchée dans l’esprit médiéval qui condamnaient les réalisations techniques comme les travaux du diable (Admirabile horologium fabricavit per instrumentum diabolica arte inventum). C’est significatif le fait qu’au XIII-e siècle, les Chinois avaient oublié l’horloge inventé en 755 par le moine Yi Xing dont le mécanisme consistait dans une sphère céleste que le Soleil et la Lune tournaient en 365 jours, respectivement en 29 jours . En fait,  en Chine, l’étude de l’astronomie et le mesurage du temps étaient exclusivement des prérogatives de l’empereur, la technique de la fabrication et de l’entretien des horloges étant connus par un nombre réduit d’ouvriers . Malgré les mesures de protection prises par les Chinois, le secret de la pendule a été transmis à l’ouest de l’Europe par
l’intermédiaire du monde arabe, quoique les Européens n’aient pas réussi dès premiers essais à atteindre les performances de la technologie chinoise. 
A remarquer qu’au XIII-e siècle, on a conçu en France les contrepoids avec le rôle de moteur de l’horloge. En Espagne, pendant le règne du roi Alfons le Sage (1221-1284), on a inventé l’horloge à mercure, et en 1270 environ, c’est en Angleterre qu’apparaît la célèbre clepsydre de Dover. L’année 1283 reste consignée en histoire par l’apparition du premier horloge mécanique de l’Europe, emplacé dans la tour du monastère Dunstale de Bedfordshire (Angleterre). Le XIII-e siècle se remarque aussi par la repartition de l’heure en 60 minutes et de la minute en 60 secondes. Des horloges de plus en plus perfectionnés apparaissent dans de divers lieux publics : la cathédrale Saint-Paul de Londres (1286), celle de Canterbury (1292), mais aussi celle de Paris (1300). Au-delà de son utilité pratique, l’horloge a impressionné l’imagination des écrivains. Il est suffisant à mentionner le célèbre « Roman de la Rose »(1305) de Jean de Meung, mais aussi Le Chant du quatrième cercle de « Divina Comedia » (1314-1318) de Dante. Il est bon à mentionner que pendant les XIV-e et XV-e siècles, on a emplacé des horloges ingénieux dans certaines villes européennes, comme Milan (1335), Padoue (1344), Würzburg (1350) et Salisbury (1386). Au-delà du rôle esthétique dans l’espace citadin, les horloges ont une importance particulière dans une société basée sur l’économie de marché, où le temps
signifie
de l’argent, étant nécessaires des horaires et des programmes de plus en plus précis. Pour établir la ponctualité et fixer une mesure dans l’activité ouvrière et de commerce, en France, le roi Charles V a obligé les églises à sonner les cloches à de certaines heures.
On va continuer par la présentation succinte de quelques étapes historiques importantes du développement de la montre :
*999, horloge à poids, attribué à Gerbert d’Aurillac qui a été aussi pape, connu sous le nom de Silvestre II
*1410, horloge portable à ressort, dû à l’architecte Florentin Brunelleschi
*1657, horloge à pendule, réalisé par l’astronome hollandais Christian Huygens
*1840, horloge électrique, attribué à Alexandre Bain
*1920, horloge à quartz, dont le fonctionnement est basé sur le phénomène piézoélectrique, découvert par l’abbé Hauy et démontré expérimentalement par Pierre et Marie Curie
*1948, horloge atomique, dont le principe de fonctionnement a été énoncé par le chimiste Willard F. Libby
*1953, montre de main électrique, réalisée par le Français Lip
*1969, montre à quartz, réalisée par la firme japonaise Seiko.
De nos jours, il y a plusieurs échelles pour mesurer le temps : le Temps Universel Coordonné (TUC), le Temps Légal (TE) , le Temps Sidéral (TS), la Temps des Ephémérides (TE). A la troisième Conférence Générale de Mesurages et Poids de 1967, on a défini la seconde, comme unité de mesurage fondamentale SI pour le temps, égale avec 9 192 631 770, la période de la radiation émise par l’atome de césium 133, à la transition d’un électrone entre deux niveaux énergétiques hyperfins de l’état fondamental. L’étalon atomique de césium 133 détermine l’Echelle de Temps Atomique International (TAI). En pratique, l’engendrement de la seconde est fait mécaniquement ou à l’aide d’un étalon à quartz.
 La montre mécanique est prévue avec un mécanisme astable (réalisé avec une roue dentée, un balancier et des arcs spirales), auquel il s’ajoute un arc principal dont l’énergie est transmise par l’intermédiaire des roues dentées aux indicateurs pour l’heure, les minutes et secondes. La montre électromagnétique est composée d’un électroaimant alimenté d’une pile, l’indication du temps étant réalisée sur voie mécanique ou avec affichage numérique. La montre électronique est composé principalement d’un oscillateur à cristal de quartz dont la fréquence de 1MHz, 5MHz ou 10MHz est réduite par un circuit de division et numération jusqu’à la valeur de seconde.
Les montres diffèrent pas seulement selon le mode de fonctionnement, mais aussi par la forme, les dimensions, étant utilisées selon le cas, comme montre de main, de bureau, de mur, publiques, ou se trouvent incorporées en divers appareils.

      

             

 III. Montre universelle

Les solutions techniques  se réfère à un indicateur horaire, utilisé  comme partie composante pour une montre universelle, de main, de bureau ou public, avec système d’actionemment mécanique, électrique ou électromécanique qui mesure l’heure officielle sur des zones étendues du globe terrestre, situées dans divers fuseaux horaires.
A présent, on connaît très bien les indicateurs horaires de type aiguille simple, utilisés de préférence pour les montres de type mécanique ou électrique qui malgré l’inertie réduite et leur aspect agréable, n’assure le mesurage de l’heure officielle que pour les zones situées dans un seul fuseau horaire et le passage à un autre fuseau horaire nécessite des opérations de réglage assez incommodes pour un utilisateur trouvé sur des routes internationales. On va continuer par la présention des  exemples  de la réalisation de l’invention.
Dans la première variante constructive, l’indicateur horaire de la montre A est de type aiguille multiple, composé par des aiguilles simples Ak, k=1...12,  disposées radialement et regulièrement autour de la pièce centrale P à l’aide de laquelle on va le monter sur l’axe de l’entraînement de la montre qui assure le mouvement de rotation avec une période de 12 heures.  Pour la petite aiguille et l’aiguille à secondes on emploie des aiguilles simples fixées sur les axes correspondants d’entraînement de la montre qui sont mis en marche par un système  d’actionnement de type mécanique, électrique ou électromécanique. Les montres actuelles, conçues avec des aiguilles indicatrices simples peuvent être facilement adaptées comme montres universelles en changeant l’aiguille horaire simple par une aiguille multiple et par l’inscription sur la cadran de la montre des noms des régions, des pays ou des métropoles groupés sur des fuseaux horaires ou même par la représentation des cartes sur lesquelles on a marqué les fuseaux horaires. Les 12 aiguilles simples Ak de  la structure de l’indicateur horaire pour une montre universelle, correspondent aux 12 paires de fuseaux horaires (1;13), (2 ;14)...(12 ;24) qui divisent la surface terrestre- auxquels on associe les valeurs de l’heure entre 1 et 12, ante méridien, respectivement post méridien en fonction du Soleil par rapport au méridien de référence de Greenwich, Angleterre. On a inscrit visiblement les nombres des fuseaux horaires sur les composantes Ak de l’aiguille multiple et on recommande qu’ils soient différemment colorés dans des couleurs qui correspondent à ceux utilisés pour grouper les pays et les localités sur les fuseaux horaires pour l’identification rapide de l’heure officielle . La modalité de l’utilisation de la montre universelle est relativement simple. Pour mesurer l’heure officielle d’une localité, on identifie l’heure sur l’échelle graduée à l’aide de la composante Ak de l’aiguille simple associée au fuseau horaire où se trouve la localité respective et à l’aide de la petite aiguille et de l’aiguille à secondes, on détermine les minutes et les secondes qui ont des valeurs communes pour tous les fuseaux horaires.
Bien sûr, on peut obtenir facilement l’heure officielle aussi avec un indicateur horaire A, prévu avec un nombre plus petit d’aiguilles simples Ak, comme par exemple 4 ou 6, disposées régulièrement sur la pièce
centrale  P, par la lecture directe de l’heure sur l’échelle graduée pour les aiguilles indicatrices existantes et la déduction de la valeur de celle-ci pour celles qui manquent. 
Dans une autre variante constructive, aiguille multiple A est prévue avec 24 composantes Ak, un pour chacun des fuseaux horaires numérotés en ordre de 1 à 24, cas où on peut utiliser comme indicateur horaire pour des montres sur le cadran desquelles on a inscrit la carte avec les fuseaux horaires
de l’hémisphère de nord ou de sud, disposées avec le Pôle Nord, respectivement le Pôle Sud, devant l’axe de l’entraînement de l’indicateur horaire dont la période de rotation est de 24 heures- la même avec la période de rotation de la Terre devant son axe.
Dans le deuxième exemple de la réalisation de l’invention, l’indicateur horaire B de la montre universelle est composé de la couronne circulaire C fixée sur les bras radiaux D de la pièce centrale P1 par l’intermédiaire de laquelle on la monte sur l’axe de l’entraînement de la montre. La couronne circulaire est prévue avec les proéminences Ei, i=1...12, correspondant aux 12 paires de fuseaux horaires (1 ;13) ; (2 ;14)...(12 ;24), disposés en positions diamétralement opposées sur la surface du globe terrestre, auxquels on associe les valeurs de l’heure entre 1 et 12, ante méridien et post méridien.
Ces variantes constructives, ainsi que la modalité de l’utilisation de la montre universelle prévue avec indicateur horaire de type couronne circulaire sont similaires à celles présentées dans le premier exemple de la réalisation de l’invention, sans être nécessaire à faire d’autres précisions supplémentaires .
Pour des zones restreintes de la surface terrestre, situées dans un nombre n de fuseaux horaires plus petits que  24, on a besoin des montres dont l’indicateur horaire est prévu avec n composante Ak ou Ek- disposées de manière groupée sur la pièce centrale P, respectivement sur la couronne circulaire C- pour identifier simultanément les  valeurs de l’heure des fuseaux horaires, comme par exemple n= 3 pour les pays de l’espace UE .
Il y a une gamme diversifiée  de  variantes  constructives  de  l’indicateur horaire pour montre universelle qui diffèrent selon le nombre, la forme et les dimensions des parties composantes et aussi en fonction de la nature des matériaux utilisés.   Les montres  prévues  avec indicateurs horaires de type aiguille multiple sont réalisées en pratique aux dimensions standardisées pour simplifier la technologie de fabrication ainsi que les opérations pour l’entretien et la réparation- par le remplacement des parties usées avec d’autres nouvelles .

                                                  


                                                            Terre – pont de la vie 

  La troisième planète du système solaire avec un grand mouvement de rotation de 23h56min4s et un mouvement de révolution de 365,24 jours, c’est le berceau de l’humanité. On peut
 bien sûr continuer en donnant d’autres valeurs numériques caractéristiques à la Terre, mais quand nous écrivons cet article, on se sent fascinés par la signification profonde du message lancé à travers les siècles par le grand philosophe français René Descartes (1596-1650) “Dubito, ergo cugito; cugito, ergo sum” qui doit constituer le point de départ dans toute démarche philosophique.
Nous nous considérons les fils de la Terre que nous devons respecter soit qu’on ait été créés selon le visage et la ressemblance du Dieu ou bien qu’on soit le résultat du miracle historique de plusieurs processus complexes d’évolution. Pas seulement dans la littérature, mais aussi dans certaines croyances populaires, la Nature Mère a la signification de matrice ancestrale qui donne de la force aux êtres qu’elle protège . Depuis les dates actuelles , l’âge de la Terre est apprécié à cinq milliard d’ans environ et l’apparition de la vie est datée il y a deux milliard d’ans environ.
Après le passage de la matière fluide incandescente à l’étape cosmique, suivie par la formation de la croûte terrestre, des continents et des bassins océaniques, des montagnes et du relief sculptural, dans l’étape géologique, la Terre a obtenu un statut privilégié  dans l’Univers qui a permis l’évolution de la matière vivante depuis les organismes simples unicellulaires dépendants totalement du milieu environnant jusqu’à la perfection de l’être humain qui est capable à conquérir le monde, à réaliser son propre destin. La naissance et l’évolution des organismes vivants ont été et restent encore une provocation avec beaucoup d’inconnues qui suscitent de grandes controverses scientifiques parmi les spécialistes.
Les mesurages géochronologiques ont mis en évidence la présence de la matière organique depuis le précambrien, il y a environ trois milliard d’ans. Au début, l’évolution de la vie s’est lentement déroulée dans le milieu précambrien, dès l’échelle précellulaire (coacervats, probiontes) à l’échelle unicellulaire (flagellates, protozoaires) et dans le dernier milliard d’ans  on a passé aux formes  pluricellulaires (mésozoaires, métazoaires). La passage des plantes et des animaux, du milieu aquatique au milieu terrestre a eu lieu il y a 38-400 millions d’années  au fur et à mesure que l’atmosphère s’est enrichie en oxygène et la couche supérieure de la croûte terrestre s’est transformée en sol. Les organismes supérieurs se sont beaucoup diversifiés dans des formes de plus en plus évoluées, culminant avec l’apparition de l’Homme en quaternaire des primates les plus adaptés au milieu ambiant. Les premiers hominidés (australopithèque, pithécanthrope, sinanthrope), précurseurs de l’homme proprement-dit (Homo Sapiens) ont vécu il y a 555 000-600 000 d’ans environ, traversant la période de la réalisation des outils en pierre par coup ou ciselage (paléolitique) suivie de la taille par polissage de la pierre dans la période néolithique. Après l’Hommo-primigénius (l’Homme de Néanderthal) du paléolithique moyen, c’est l’homme actuel (Hommo Sapiens) qui fait son apparition, connu en trois variantes, selon les localités où l’on a découvert ses traces :
-Cro-Magnon, type anthropologique haut qui pourrait être l’ancêtre des populations européennes ;
-Chancelade, type anthopologique petit qui pourrait être l’ancêtre des Esquimaux actuels ;
-Grimaldi, identifié par ses traits négroïdes.
On peut présupposer que la naissance du miracle humain a été un processus complexe, variable en temps et en espace, le continent africain ayant un rôle particulier. Selon le naturaliste Ch. Darwin, 
les facteurs qui expliquent les mécanismes de l’évolution sont : la variabilité, la superpopulation, la lutte pour l’existence et la sélection naturelle. Dans la lutte pour l’existence, ce sont les individus les plus puissants, les plus adaptés au milieu environnant qui réussissent à survivre. Le développement de la génétique a mis en évidence le rôle essentiel des mutations génétiques et chromosomiales  sur la variété et l’évolution de la matière vivante.
L’anthropogenèse est marquée par les réalisations des outils, le passage du troupeau au social, le développement du parler qui devient le deuxième système de signalisation selon Pavlov, plus complexe que l’étape des sensations et des perceptions. Le phsychique humain a évolué, comme réflexion subjective de la réalité, par adaptations phylogénétiques et ontogénétiques à un milieu en permanent changement. L’acte conscient suppose la réflexion avec sens de la réalité objective, l’orientation vers un but ou finalité, une construction créative ou projectivité. Mais on va mieux comprendre les processus  pschychiques si on tient compte que certaines habitudes et automatismes passent dans le subconscient et certaines tendances instinctives qui tiennent du niveau de l’inconscient peuvent passer dans le foyer du conscient parfois avec troubles de comportement.
Le développement de la pensée et de la conscience de soi se fait  parallèlement à l’activité productive, en réalisant de remarcables constructions architectoniques, mais aussi d’éblouissantes oeuvres artistiques et scientifiques. Les outils simples au début, puis les machines, les installations et les
appareils complexes ont permis à l’être humain à révendiquer un rôle dominant dans la nature. A vrai dire on peut affirmer que “l’homme est la mesure de toutes les choses” (Protagoras). Il faut remarquer que l’homme est une partie d’un tout bien organisé, l’unité et l’harmonie de la matière vivante étant structurée sur divers niveaux d’organisation depuis les cellules, les tissus et les organes jusqu’aux individus, les espèces, les biocénoses et la biosphère. Les plantes d’une biocénose constituent les sources qui se trouvent à la base de la chaîne trophique parce que dans le procès de photosynthèse se produisent les substances  organiques avec lesquelles se nourissent les animaux phytophages, mangés à leur tour par les animaux zoophages. Dans une expression métaphorique, la  photosynthèse  est le rituel de l’amour entre le Soleil et la Biosphère, par lequel la matière passe de l’état inerte à une forme organique nécessaire à la vie. Le procès de photosynthèse a lieu dans les chloroplastes des cellules de plantes qui sont de véritables usines à fabriquer la glucose du dioxyde de carbone et de l’eau sous l’action de la radiation solaire, en obtenant ainsi la source essentielle pour une gamme diversifiée de polysaccharides, lipides, protéines et acides nucléiques, éléments composants de la matière vivante. D’une manière concise, la réaction  de la production de la glucose s’écrit comme ça :

                                                6CO2+12H2O = C6H12O6+6H2O+6O2

La photosynthèse se déroule en deux phases : lumineuse et obscure. La phase lumineuse comprend les processus suivants :
-la captation de l’énergie lumineuse par la chlorophile (un piment végétal de couleur verte) le stockage de celle-ci dans les molécules d’adénosine triphosphate (ATN)
-la photolyse des molécules d’eau suivie par la formation de l’oxygène et de l’hydrogène
-la prise de l’ hydrogène du triphosphorepyridine nucléotides (TPN) qui deviennent TPNH2 avec dégagement d’oxygène dans l’atmosphère.
Dans la phase obscure, les molécules de ATP fournissent l’énergie nécessaire aux réactions entre  l’hydrogène transporté par le TPNH2 et le dioxyde de carbone avec la formation des saccharides et puis des graisses et des protéines. Bien sûr, le langage scientifique est rigoureux et il s’adresse à la raison sans impliquer la sensibilité humaine dans la compréhension du miracle par lequel l’énergie des radiations solaires se transforme en énergie biochimique, tout comme le font les philosophes et les artistes qui mettent la vie sous le signe de la lumière, de la beauté et de l’ordre de l’Univers. Autrement dit, le feu brûle dans chacun de nous. Le métabolisme aux animaux consiste dans la transformation des saccharides, des graisses et des proteines, pris par les animaux du milieu externe jusqu’au dioxyde et l’eau, avec dégagement de l’énergie nécessaire dans des procès complexes de synthèse de macromolécules de cellules et au niveau supérieur du déroulement des procès pshychiques. L’évolution de la matière vivante s’est dirigée vers des structures biologiques particulièrement efficaces du point de vue énergétique et peut-être vers de nouvelles formes d’énergie, insuffisament abordées par la recherche scientifique actuelle. C’est une chance donnée à la nouvelle génération de déchiffrer les secrets des domaines inconnus et de découvrir de nouvelles formes d’énergie. Le passage de l’inconnu vers le connu se fait graduellement par une pensée flexible qui laisse libre champ aux hypothèses hardies, parce que c’est seulement l’homme qui a de la conscience
 par laquelle il se rapporte à soi-même et à la réalité objective. Ce fragile être qui a apparu et a evolué sur la Terre est capable à découvrir les lois de la nature et à les utiliser dans son profit pour créer des moyens techniques et des technologies qui changent son rôle et son statut dans l’Univers et pour communiquer peut-être, dans un futur pas trop éloigné, avec d’autres êtres extraterrestres trouvés sur d’autres planètes.  Il ne faut pas oublier que dans l’histoire de l’humanité quand “le sommeil de la raison” se manifeste, les découvertes scientifiques peuvent être utilisées non seulement pour le progrès social, mais aussi dans des buts destructifs avec d’immenses sacrifices humains et matériels qui mettent sous le signe d’interrogation l’existence même de la vie sur la planète bleue. C’est le devoir de chaque habitant de la Terre d’administrer avec soin les ressources matérielles et énergétiques mises à sa disposition sans altérer les propriétés du milieu ambiant. Les spécialistes en écologie mettent en evidence les circuits naturels des substances déterminées par l’action des organismes, tout comme les possibilités d’organisation et de régénération des ressources de vie. La biosphère ainsi que les écosystèmes composants se caractérisent par des équilibres dynamiques, complexes, établis des milléniums  dans la nature qui supposent un permanent réglage et autorenouvellement des matières premières nécessaires à la vie.
Toute intervention brutale de l’homme dans la nature (pollution industrielle, défrichement massif de la forêt, l’exploitation irraisonnable des gisements naturels, modifications du relief et le changement des cours d’eau) peut perturber gravement les équilibres écologiques avec des implications négatives sur la biosphère toute entière.  De nos jours, les problèmes écologiques troublent pas seulement les hommes de science, mais ils font partie de l’agenda politique de l’état et c’est une préoccupation pour beaucoup d’organisations internationales. Le début du troisième millénaire représente un carrefour pour le destin des hommes parce que l’action conjuguée des facteurs polluants (substances chimiques, déchets radioactifs) a
determiné l’effet de serre par la destruction de la couche d’ozone de la zone polaire. La modification du bilan énergétique terrestre a des conséquences dramatiques sur le réchauffement global , le relèvement du niveau de l’eau des mers et des océans à la suite de la fonte des calottes polaires, l’instabilité de la dynamique de l’atmosphère et du régime des précipitations, l’extension des zones arides et l’insécurité alimentaire. Il s’impose des mesures fermes de protection du milieu environnant par la création d’un cadre juridique adéquat au niveau national ainsi qu’international. Comme l’industrialisation ne peut pas être évitée, on a proposé deux solutions pour la protection de l’environnement pour en sortir de cet impasse . Les adeptes de la technique en continuel progrès soutiennent l’idée du maintien artificiel des équilibres écologiques, en réglant les circuits biochimiques au niveau planétaire avec des moyens techniques, la biosphère devenant ainsi biotechnosphère. La deuxième solution, beaucoup plus réaliste, de noosphère (gr.noos-raison) milite pour l’instauration de la raison sur notre planète pour assurer le milieu optimum de vie pour la génération actuelle, ainsi que pour celles de l’avenir. Selon V. Soran “l’instauration de la noosphère devrait signifier, parmi autres, aussi le maintien des équilibres écologiques de la biosphère en conservant sur des surfaces relativement étendues et judicieusement choisies les écosystèmes naturels par l’amélioration du rendement des écosystèmes artificiels par l’harmonisation des procès technologiques à ceux écologiques”.Je suis pour l’idée généreuse de la noosphère où “le poumon vert de la Terre a un rôle essentiel dans la dynamique des écosystèmes naturels, l’homme étant responsable par ses actions pour la santé de la planète, l’administration des ressources naturelles, des techniques et des technologies appliquées, de l’extension des aménagements fonciers et des habitats humains.  En ce but, on propose des solutions techniques pour la réduction de la concentration du CO2 de l’atmosphère en fixant celui-ci dans le sol ou dans l’hydrosphère , ainsi que par l’intensification des procès de photosynthèse de la biosphère. Le dioxyde de carbone est un gaz incolore et inodore, plus lourd que l’air (le poids spécifique-1,55)  qui ne brûle pas et n’entretient pas le brûlage, il se dissout dans l’eau, mais il se combine 
 aussi avec l’eau pour former l’acide carbonique et à la suite de la réaction avec l’oxyde  de calcium, il résulte le carbonate de calcium.  Il y a de diverses réactions chimiques pour fixer  le CO2, comme par exemple les processus chimiques qui donnent naissance aux magnifiques stalactites et stalagmites des grottes.

                                CaO + H2O = Ca(OH)2 
                         Ca(OH)2 +
CO2 = CaCO3 + H2O
L’assimilation du dioxyde de carbone dans les plantes est une réaction endotherme, l’énergie nécessaire étant fournie par la radiation solaire qui est absorbée par la chlorofile des feuilles. Les propriétés physiques et chimiques du dioxyde de carbone peuvent être utilisées éfficacement dans une installation souterraine pour l’hydroaération du sol qui assure :
-la réduction de la concentration  CO2 de l’atmosphère par la dissolution et la combinaison avec l’eau du sol
-l’enrichissement du sol en azote, élément indispensable pour la culture des plantes, trouvé dans l’air en concentration de 78,09%
-la régénération de la structure et de la texture du sol par la formation des coloïdes, l’activation des microorganismes et des réactions biochimiques ayant un rôle bénéfique sur les principales caractéristiques du sol- perméabilité, capilarité et capacité de la retension de l’eau
-l’intensification du procès de photosynthèse et la croissance de la production agricole sur le terrain aménagé.                                                                                                
Pour exemplifier on présente deux variantes constructives pour l’installation de
l’hydroaération du sol.
Dans le premier exemple, l’installation de l’hydroaération du sol se compose, en principal, de la station de pompage S1 et les réseaux de conduits R1 et R2 pour l’eau, respectivement pour l’air.  La station de pompage S1 est prévue avec des pompes et des compresseurs pour la circulation forcée de l’eau et de l’air par les réseaux de conduits R1 et R2. Le réseau de conduits R1, enfoui dans le sol à la profondeur de h1=1,5...2m, est emplacé dans les rigoles 3, remplis du sable 4, étant composé par les conduits principaux 1 pour l’adduction de l’eau, sur lesquels on a disposé perpendiculairement, à la distance de 20…40m les conduits secondaires 2 pour la distribution de l’eau dans le sol. Le réseau souterrain R2 pour l’air est disposé sous le réseau R1 à la profondeur de h2=1...3m, étant formé des conduits principaux d’adduction 5 et les conduits secondaires de distribution 6 qui sont couverts par la couche 7 de sable.  Les conduits secondaires 2 et 6 sont confectionnés des matériaux perméables pour fluides, mais ils peuvent être confectionnés aussi des matériaux imperméables, cas où on doit prévoir des orifices à la partie inférieure avec le dyamètre entre 2...5mm, disposés à des intervalles de 0,5...3mm. Les couches de sable où se trouvent les réseaux de conduits R1 et R2 ont le rôle d’uniformiser la circulation des fluides autour de ceux-ci, mais aussi pour empêcher le bouchage des orifices pratiqués dans les conduits secondaires.
Le mode du fonctionnement de l’installation de l’hydroaération du sol consiste dans le pompage simultané par les réseaux R1 et R2 de l’eau, respectivement de l’air, aux pressions de 1,5…4atm, en fonction des dimensions de la surface agricole aménagée. L’air sous pression empêche l’infiltration de l’eau en profondeur et la nappe d’eau de dessus constitue un obstacle dans l’ascension de l’air vers la surface du sol. L’eau est dirigée dans cette manière vers le système radiculaire des plantes, le front et la vitesse de la propagation de l’eau étant dépendant de l’action des forces de capilarité et de gravitation, auxquelles on ajoute la pression exercée par l’air sous pression dans les pores du sol.
Dans le second exemple, l’installation de l’hydroaération du sol est composée par la station S2 du pompage de l’air dans le réseau souterrain R3, qui est formé des conduits 8, raccordés par les conduits 9 aux réservoirs 10 emplacés dans la couche de sable 11, perméable pour la circulation
de l’air ainsi que de l’eau. Les conduits 8 sont enfouis dans le sol à la profondeur de h3=1,5…2m et au dessous de ceux-ci à la distance de h4=3…8m, il y a les réservoirs 10 de formes sphériques, cylindriques ou parallélipédiques, ayant la partie inférieure prévue avec des orifices d’évacuation  de l’eau et de l’air. Les réservoirs 10 ont une capacité de 2…10m3 et ils sont distribués régulirèment aux distances de 20…60m, en fonction de la structure et de la texture du sol, ainsi que du niveau de la nappe d’eau phréatique. L’installation de l’hydroaération est efficace au cas où le niveau de la nappe d’eau phréatique se trouve au dessus des réservoirs 10 couverts d’une couche perméable de sable. Dans ce cas, les réservoirs 10 accumulent initialement l’eau phréatique qui est ensuite évacuée par le pompage de l’air aux pressions de 2…4atm, suffisamment grandes pour diriger forcément le niveau de la nappe d’eau phréatique vers les racines des plantes. Cette opération se répète à des intervalles de temps de 1…3h dans la période de la croissance intensive des plantes.
Les installations d’hydroaération du sol peuvent être prévues avec des appareils de mesure et de contrôle mais aussi avec des systèmes de réglage automatique pour simplifier leur  exploitation par le passage vers le régime automatique de fonctionnement. Il est facile à imaginer l’application des solutions techniques d’aération pour la culture intensive des algues ou d’autres plantes aquatiques par l’aménagement correspondant des rivières, bassins, lacs, deltas ou estuaires ou même de certaines parties de la plate-forme continentale des mers et des océans. En plus, par l’aération de l’eau on assure l’oxygène nécessaire au développement des plantes et des animaux aquatiques . La variante constructive optimale peut être établie par des études rigoureuses de faisabilité effectuée en collaboration avec les spécialistes en domaine. Le début du troisième millénaire, c’est un moment décisif pour atténuer l’effet de serre et sauver les équilibres écologiques de la biosphère. Ces mesures sont impérieusement nécessaires et le déroulement de grands projets pour la protection de la Terre est possible par un effort conjugué de toutes les nations. 

 

      Pont multiculturel                           

 

 

                                                                             


 

 

  Proiect multilateral Comenius 
                     LRS PONTS